Mercredi 11 mars 2007. Pendu au cou d’une chaise de bistrot républicain, delaissé par son proprio un peu trop distrait, puis sans doute ramassé au mieux par un heureux fauché, un fetichiste de l'argentique, mon fidèle Nikon s’est fait la belle. Envolé. Disparu. Et avec lui deux pellicules remplies de souvenirs qui ne verront jamais le papier (et resteront dans un coin de ma cervelle de moineau etourdit ). Paradoxe du voleur d’images volé à son tour. Restent à présent une certaine amertume...et un grand vide dans mon sac. Toujours à l'affut de la belle image, pret à être degainé à la moindre anecdote, ce vieux EM m'aura suivi un bout d'chemin. En attendant la relève, l’occas au coin d’une vitrine…
C'est pas si grave. C’est ainsi, comme on dit. La vie n’est pas toujours comme sur une photo de Boubat.
Livre d'or